Notre concept

A l‘heure actuelle nous sommes en pleines découvertes en matière de compréhension des problèmes physiques et psychiques. Ils étaient considérés comme une malchance, une fatalité ou encore une panne de l‘organisme. Aujourd‘hui, un nouveau regard nous est proposé: la maladie n‘est pas le fruit du hasard.

Les nouvelles découvertes scientifiques dans le domaine médical nous montrent que nos maladies et nos symptômes sont déclenchés, évoluent et guérissent suivant des lois biologiques précises immuables.
Notre maladie ou symtôme est la réponse physique exacte à une situation stressante, très conflictuelle, psychiquement et émotionnellement ingérable dans l‘instant. Le dysfonctionnement du corps est déclenché d‘après des lois biologiques précises.

A ce niveau notre situation de vie, notre vécu, mais aussi l‘histoire de vie de nos parents et de nos ancêtres jouent un rôle important et décisif.
Tout ce qui se passe dans notre corps est à tout moment contrôlé et „géré“ par le cerveau. Notre cerveau fonctionne comme un ordinateur. Il est constamment informé sur tout ce qui se passe autor de nous (par les 5 sens) et en nous (proprioception...).
Le cerveau traite à chaque instant toutes ces informations en les comparant avec toutes les données qu‘il a pu enregistrer avant. Dans une situation de stress, il va nous „sortir“ le meilleur comportement ou la réaction la plus adéquate en vue de notre survie puisque notre cerveau ordinateur est programmé à nous garder en vie, et à garder en vie notre espèce, le plus longtemps possible.

Comme le montrent les grands auteurs actuels, le problème pour lequel un patient consulte prend nécessairement racine dans sa manière d’être au monde. Qu’entend-t-on par « manière d’être au monde »? C’est ce qui fait qu’on reconnaît une personne, même de loin, à sa démarche, sa manière de manger, de parler...
Si le patient a mis en place cette manière propre d’être au monde, c’est que parmi tous les comportements que, enfant, il a pu expérimenter pour avoir de l’attention, c’est celui qui a le mieux réussi.
Réussi à quoi ? Tout d'abord à survivre, à s’en sortir. En effet, pour tout jeune mammifère, c'est une exigence biologique de survie que ses parents s’occupent de lui. Il va donc tenir à la solution qui lui a permis de trouver ce bien-être physique, ce plaisir de s’en sortir, de survivre. Et à partir de là, il va toujours se  comporter de cette façon chaque fois qu’il voudra obtenir de l’attention. Ce comportement de départ va devenir tellement répétitif qu’il sera sa manière permanente d’être au monde, son invariant de comportement. Invariant qui évidemment sera aussi à la base du déclenchement d’une éventuelle maladie physique.
Cela pose problème quand les circonstances actuelles de sa vie d’adulte sont tellement différentes de celles de son enfance que cette manière d’être au monde devient inadaptée, inadéquate et source de gros problèmes physiques et/ou psychiques qui l’amènent en thérapie. Thérapie qui sera donc un travail sur cet invariant de comportement, un travail de modification partielle de l’invariant.
Si quelqu’un vient en thérapie, c’est pour changer quelque chose dans son comportement parce qu’il est confronté à des conséquences qu'il ressent comme très négatives. Si, malgré ces inconvénients dont il est bien conscient et dont il se plaint, il continue à reproduire ce comportement parfois depuis des années, c’est que c’est plus fort que lui, hors de portée de toute décision ou volonté.
Ce qu’il découvrira rapidement c’est qu’il y trouve un plaisir. Au minimum la répétition du plaisir qu’il a eu à s’en sortir de cette façon-là, le plaisir biologique de départ qui a assuré sa survie.
Mais il y a un autre niveau de plaisir. Dès qu’on passe au niveau des mammifères (dans l’évolution des espèces et dans le développement individuel), l'individu se crée une image mentale pour expliquer ce qu’il vit, pour rendre cohérente son expérience du monde. L’invariant du patient est donc sa première expérience du monde qu’il rend cohérente. Cette image mentale, cette vision du monde lui permet aussi de se projeter dans le futur, elle lui indique ce qu’il convient de réaliser dans le futur, c. à d. son « grand rêve », ses fantasmes. Pour verrouiller le tout et pour que ça perdure il doit le lier au plaisir, associer du plaisir à sa vision du monde et du rôle qu’il doit y jouer.
Il ne pourra en prendre conscience qu’à condition de la déformer au point qu’elle soit socialement acceptable. Et pour cela il va rendre inconscients les plaisirs ‘immondes’ liés à ses fantasmes. S’ils sont immondes ce n’est qu’aux yeux de la société. S’il s’en rend compte, c’est beaucoup moins grave, ça perd de son poids et ses plaisirs peuvent commencer à devenir conscients. Il peut alors les voir comme une construction et choisir éventuellement de construire une autre image du monde qu’il pourra verrouiller par un plaisir différent.
Nous pouvons trouver confirmation de l’invariant ou manière d’être au monde du patient dans son enfance, dans la période d’imprégnation hormonale (avant la naissance) et dans l’histoire familiale. On ne peut que voir que c’est la même chose.
N.B. Pour l’enfance et les ancêtres, il s’agit d’une transmission tonico-émotionnelle alors que, pour la période d’imprégnation, il s’agit d’une transmission physiologique, hormonale.
Cette image mentale qui est à la base du problème ou de la maladie peut alors être modifiée suffisamment.
Comment pourra-t-il déstructurer son image? A deux conditions:
En réalisant que, s’il continue sur la même voie, cela le mènera droit dans le mur, que c’est inéluctable et beaucoup plus grave de conséquences que tout ce qu’il a pu imaginer jusque là. Et en étant amené à ressentir, à goûter tellement son plaisir qu’il en arrive au dégoût.
Alors il récupère le choix entre des ‘constructions du monde’ différentes et des plaisirs différents. Pour y arriver complètement, il s’agira pour le patient d’aller par delà tout ce qu’il a vécu et inventé pour se rendre le monde cohérent. De se donner, par delà tout ce qui s'est passé, ce dont il aurait toujours eu besoin. En passant à ce niveau supérieur, spirituel, sans frein qui lui vienne de son enfance, il peut se réconcilier avec lui-même. L’accompagner jusque là fait partie de la thérapie.
Enfin, le thérapeute fera comprendre au patient que la tentation du plaisir ancien peut revenir, va nécessairement revenir. Il est impossible de faire ses premiers pas sans tomber quand on apprend à marcher. C'est beaucoup moins grave si on le sait et si on sait aussi que ce sera de moins en moins souvent et de moins en moins fort.
Le thérapeute explorera concrètement avec le patient comment sa vie va changer après la thérapie.

Lecture conseillée:

  • Antonio R. Damasio (professeur de neurologie à Iowa, USA)
    „L‘erreur de Descartes“
    Surtout dans la deuxième partie du livre, Damasio donne les explications scientifiques de ces phénomènes, de façon compréhensible et accessible à tous.
    Ed. Odile Jacob ISBN 2-7381-0920-9
  • Bruce Lipton, "La biologie des croyances"
    Ed. Ariane
  • Jean Lerminiaux, Neuropsychiatre
    „Image mentale et déclenchement d‘un cancer“
    Remarquable résumé. Les liens entre vécu psychologique et symptôme physique. L‘impact mental au niveau biologique et physiologique.
    Commande chez l‘auteur:
    Dr. Jean Lerminiaux
    Chaussée de Bruxelles, 12
    B - 1300 WAVRE
    Tél. ++32 (0)10.222565